Consommer à se consumer

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Bonjour guys ! Un petit article improvisé, qui comme le sous-entend le titre traitera de la société de consommation. Don’t worry, je ne vais pas en faire une thèse. J’ai simplement constaté certaines choses qui m’ont frappée et j’ai eu envie d’écrire à ce sujet. Point de leçon de morale, je vous parlerai de mon vécu, de mes agissements et de mes résolutions, car oui, si j’ai décidé de faire un article à ce sujet c’est à cause de mon propre comportement qui m’inquiète parfois, et j’espère donc le modifier en m’engageant publiquement à m’y tenir.

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Le black Friday, la frénésie d’achat de la période de Noël, maintenant les soldes, sans parler des braderies ou destockages en tout genre. Nous sommes toujours poussés à l’achat. Je ne vais pas me lancer dans une analyse du marketing et de la publicité. Déjà, je ne regarde plus la télévision, donc les spots publicitaires ne m’atteignent pas, et je sais pertinemment qu’ils vendent du mensonge. Je me fiche de la nouvelle saveur des Babybel et je sais que je ne deviendrais pas belle comme Doutzen Kroes en achetant son rouge à lèvre L’Oréal. Les affiches dans les rues, je trouve qu’elles polluent le paysage, quand aux pubs intempestives sur l’ordi, elles m’énervent tellement que je boycotte les annonceurs en justement ne cliquant pas sur le lien. Mais qu’est-ce qui me pousse à acheter ?

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Je ne gagne pas d’argent mais j’en dépense, cercle vicieux et dangereux. Je joue à mes risques et périls, je le sais, mais j’achète malgré tout. Les choses dont j’ai le plus besoin, ce sont mes parents qui paient ( les courses par exemple, ou le forfait téléphonique ). En revanche, tout ce qui est de l’ordre du plaisir ( bijoux, coques d’iPhone…), c’est de ma poche, ce qui est normal. Pourquoi commander une énième coque d’iPhone justement ? Quel intérêt ? Pourquoi une autre bague ? Tu en as plus que tes 10 doigts, tu ne pourras pas les porter toutes en même temps. Pourquoi cette paire de chaussures que tu ne mettras presque jamais ? Et bien je l’ignore. Ou plutôt je pense savoir mais est-ce vraiment cela ? Un vide à combler. Lequel ? Celui de l’amour propre. Je me torture au quotidien en m’affamant ( merci l’anorexie ), en poussant mon corps à bout en faisant du sport tous les jours, mal aux os, cheveux qui tombent, pieds gonflés à cause d’une carence en protéines, ballonnements car ventre gonflé d’air, dents qui risquent à tout moment de se déchausser, vue qui baisse, vertiges et j’en passe.

3.INSOMNIASublime dessin par Anneka Rey qui souffrait elle aussi d’anorexie. Si vous souhaitez voir son art, c’est par ici : https://www.annekareay.co.uk

Néanmoins, maltraiter mon corps ne veut pas dire que je ne m’aime pas. Je n’explique pas les phénomènes psychiques et physiques de l’anorexie, mais cette maladie ne me défini pas. Donc, malgré tout cela, je m’aime et j’ai de l’estime à mon égard. Je suis cultivée, ambitieuse, serviable, gentille, intelligente et loyale. Je ne me trouve pas belle mais pas moche non plus. Je m’accepte. Et je veux me faire plaisir, compenser ce martyr quotidien par du réconfort personnel. Etant toujours déçue par autrui car donnant plus que je ne reçois, j’ai appris à ne compter que sur moi-même. Certains compensent des frustrations ou leu tristesse par un pot de Nutella, une bouteille d’alcool, un joint, un pari… Non pas que dépenser des sous que je n’ai pas soit une meilleure alternative, mais elle ne détruit pas davantage mon corps. Et avoir une bague n’est pas nocif pour la santé.

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Non mais regardez moi ça, on les veut toutes ! Pourquoi sommes-nous si tentés de les posséder ? Elles représentent le luxe. Elles brillent, sont en pierres précieuses, cristaux, diamants, or, argent… c’est une richesse ostentatoire. Bien que je sorte peu souvent de chez moi, je vois souvent mes mains et je me plais à les admirer serties de bagouses. Aussi, je crois en la lithothérapie, le pouvoir des pierres. Donc, porter de l’ambre, du rubis, de la pierre de lune ou encore de l’améthyste n’est pas anodin pour moi. Concernant l’achat d’un quinzième pull, c’est pour avoir chaud pardi ! Et ne pas toujours porter la même chose. On se trouve des excuses. J’ai une machine à laver, je pourrais porter le même pull tous les jours et il serait propre chaque matin. A vrai dire, j’aime les fringues, pas pour me la péter dans la rue où je ne vais plus, mais pour me plaire. Cela rejoint ce que je disais plus haut sur m’aimer. Au lieu de cacher mon corps squelettique, je veux me sentir bien dans ma peau. Dans mes os plutôt, que je sens dès que je bouge. Ils me font mal… Je ne veux pas être noyée dans des vêtement informes. Je les veux certes confortables mais je veux m’y sentir belle, à mon aise, à mon goût. C’est comme si je tentais de me réapproprier par le biais de tenues et accessoires.

A propos des choses qui ne me sont pas directement destinées ( coque de téléphone par exemple, ou un joli carnet d’écriture ), c’est pour en faire un usage personnel et donc une continuité de qui je suis. Je ne conçois pas mon iPhone sans protection, trop fragile, mais alors pourquoi pas une simple coque transparente ? Car je ne suis pas invisible. J’ai des couleurs, des formes, du relief, de la texture… je veux que les choses que je possède soient à mon image. J’aime sentir la coque du téléphone dans la paume de ma main, chacune à une prise différente. J’aime le poser écran vers le bas et admirer ce qui le recouvre, comme un objet de décoration à part entière. Je suis sensible à l’esthétique, à l’art en général. Des tableaux, peintures, sculptures… tout me plait et me fascine. Je pourrais vivre dans un musée sans problème. Vous l’aurez compris, le minimalisme, peu pour moi.

Chacun(e) vit et consomme à sa guise tant que cela ne dérange pas autrui. Oui mais voilà, outre l’aspect financier tous ces achats ont un coût global et environnemental. La livraison consomme du carburant, la fabrication faite dans une usine qui pollue et sous-paie les salariés, des composants chimiques nocifs, des pierres issues de mines exploitant des enfants, tu te dis pour la protection des animaux mais c’est pas un bout de cuir là ? Tu savais que la compagnie maritime avec laquelle ta commande est arrivée est aussi celle dont un des paquebots a eu une fuite de pétrole qui a engluée des centaines de poissons et oiseaux ? Tu sais que… OUI ! Je sais tout ça et j’en suis navrée. Si cela ne tenait qu’à moi, je penserai d’abord au commerce de proximité, pour les courses surtout. J’achèterai que du Bio, du tracé et du traçable, directement chez le producteur ce serait l’idéal. J’aurais même un potager, des arbres fruitiers et du miel. Je ferais du tricot et coudrais des robes, je ferais de la poterie et du macramé, de la peinture et du home staging. Mais je ne sais pas tout faire, c’est pour cela qu’il y a des métiers, des gens expérimentés dans chaque domaine proposant leurs services. Moi, ce que je sais faire, ou du moins je l’espère, c’est écrire. Ça tue des arbres les feuilles de papier Mademoiselle Bio. Chut, c’est du papier recyclé et recyclable. On tourne en rond, on en fini plus. La décroissance comme on l’appelle, c’est bien beau toutes ces injonctions, mais j’en ai surtout marre qu’on juge nos vies et qu’on nous dise comment la vivre. Qui sont ces donneurs de leçons si parfaits ? Nous sommes tous des êtres humains avec nos défauts. Nous consommons plus que nous n’en avons besoin, moi la première, je le sais et je le regrette. Je m’efforcerais de moins acheter, mais j’aurai toujours des bagues, des coques d’iPhone et des carnets pour écrire. Cela dit, je suis tombée sur ce petit ouvrage dont ma foi la lecture peut nous être bénéfique :

 

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Extrait : « La consommation est devenue la morale de notre monde. Elle est en train de détruire les bases de l’être humain, c’est-à-dire l’équilibre que la pensée européenne, depuis les Grecs, a maintenu entre les racines mythologiques et le monde du logos. L’auteur précise : « Comme la société du Moyen Âge s’équilibre sur la consommation et sur le diable, ainsi la nôtre s’équilibre sur la consommation et sur sa dénonciation. » Pour 8.90E sur Amazon, je pense que je vais l’acheter. Il me donnera sans doute de bonnes leçons : https://www.amazon.fr/société-consommation-Jean-Baudrillard/dp/2070323498

Si vous le lisez ou l’avez lu, je suis intéressée par vos avis. Que pensez-vous de notre société de surconsommation ? Trouvez-vous que vous consommez trop de choses inutiles aussi ? Si vous avez des conseils, astuces etc. pour moins dépenser en futilité et s’investir pour le développement durable, l’écologie… je suis preneuse. En espérant que demain sera un jour de retour à l’essentiel, je vous dis à très vite dans un prochain article.

Bisous, Ada. 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Marjorie dit :

    Quel article !!! Continue d’écrire tu le fait remarquablement bien.

    Aimé par 1 personne

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