Publier un livre, mon histoire

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Bonjour guys ! Depuis que j’ai publié mon livre « Des mots pour une vie » le 12 janvier, j’ai reçu beaucoup de messages me demandant comment j’avais fais. J’ai décidé de répondre à la question dans un article. Je vais tenter de le rédiger le plus clairement possible en résumant les étapes tout en donnant le principal.

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ÉCRIRE

Tout a commencé le 11 juillet 2016 au soir. J’écris tous les jours, mais cette fois j’ai tapé une phrase et une autre et ainsi de suite, et j’ai décidé de sauvegarder le fichier. Le lendemain, j’ai continué et ce sans savoir ce que ça allait donner. C’est seulement lorsque j’ai atteint les 100 pages que je me suis dis que j’allais en faire quelque chose. J’ai écris assidument tous les soirs ( oui c’est le soir que l’inspiration m’illumine ) sans en parler à personne. Je ne pensais pas en faire un roman, mais je souhaitais conserver le document, au cas où. La première personne à qui j’en ai parlée était mon père, la nuit du 24 au 25 décembre 2016 quand il me reconduisait à la maison car nous avions réveillonné à l’extérieur. Je me sentais triste et mélancolique, je me suis mise à pleurer et en vidant mon sac je lui ai tout dit. Il était fier et peu surpris. Depuis ma plus tendre enfance je suis passionnée par les livres. De lectrice assidue je suis passée à fille qui écrit dans sa chambre en plus de s’imaginer vivre des aventures littéraires. Il m’a d’ailleurs plusieurs fois dit « Mais pourquoi tu n’écris pas un livre ? » Au début je trouvais ça ridicule, je n’ai pas de talent. Mais entre juillet et décembre il m’en avait reparlé et je pensais « Si tu savais ». Il était donc dans la confidence et une ou deux semaines après je le disais à ma mère. Elle aussi a fait preuve de peu de surprise. « Depuis que tu es petite tu écris, même une fois tu avais fais un roman et tu avais tout déchiré en disant que c’était nul. » Je n’ai aucun souvenir de cela, mon cerveau a dû occulter cet épisode pour je ne sais quelle raison. Je l’ai annoncé à mes frères que des semaines plus tard, ils étaient fiers d’avoir une soeur qui écrit un roman.

 

L’écriture n’a pas été si compliquée en soi. Je ne savais pas trop où j’allais, pas du tout même. J’écrivais comme cela venait sur le moment, selon mon humeur et les lettres sur lesquelles mes doigts tapaient. Pas de plan ni de fiche de personnages. Juste les mots qui s’enchaînent. Beaucoup de recherches aussi car bien qu’il s’agisse d’une fiction je ne voulais pas raconter n’importe quoi. Les lieux, les dates, les adresses, les faits cités… tout devait être vrai. Il y a des fois où j’écrivais à peine deux lignes mais passais plus d’une heure sur Google. A s’arracher les cheveux mais très utile et nécessaire.

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Le manuscrit devait faire environ 500 pages quand j’y ai apposé le point final. Je ne me souviens plus exactement à quel moment c’était, mais j’avais terminé le premier jet aux environs de mars il me semble. J’ai tout relu, apporté des modifications et des corrections, il y avait pas mal de fautes de frappe et il en restait encore beaucoup. Mes parents l’on relu et corrigé aussi, mais en diagonale disons. Il y avait encore des coquilles. Il existe des personnes dont le métier est la relecture / correction / mise en page de textes, mais e coût est très élevé. Sachant que mon document était long, j’en aurais eu pour plus de 1.000 Euros et je n’avais pas cette somme car je prévoyais justement d’investir afin d’être publiée. Economies de rigueur donc.

TROUVER UNE MAISON D’ÉDITION

J’ai laissé le manuscrit en attente, ne sachant pas trop quoi en faire. Et puis je me suis décidée à dresser une liste de maisons d’éditons. Stock, Gallimard… il fallait rester réaliste, je ne leur ai rien fait parvenir. De plus, ils n’acceptent que les manuscrits envoyés par courrier. Cela représente les frais d’impression de 500 pages reliées, juste le recto, plus les frais d’envoi multiplié par le nombre de maisons d’édition. J’ai donc opté pour les maisons dont il est possible de déposer son manuscrit en ligne, sous forme de pièce-jointe à envoyer avec un formulaire à remplir, ou bien par mail. Il y en a un tas, j’ai fais le tri car certaines sont spécialisées dans la science-fiction par exemple, et « Des mots pour une vie » est un roman. La liste était tout de même assez longue, ce qui accroissait mes chances d’avoir une réponse. Je me disais : « Si au moins une d’entre elle me répond ‘peut-être’ je serais contente ». J’ai attendu. Une semaine, deux… l’angoisse. Au final, ce n’est pas une mais dix réponses positives que j’ai reçues. Je n’y croyais pas. Pendant plusieurs jours, chaque matin je recevais dans la boîte aux lettres une nouvelle brochure d’un éditeur avec toutes les modalités de publication.

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Au bout d’un mois environ, avec mes parents nous avons conclus que toutes les réponses étaient parvenues. Nous avons donc dressé un tableau avec le pour et le contre pour chacune, de sorte que nous puissions les comparer. Certaines ne m’attiraient pas, mais je n’ai supprimé aucune option. A contrario, pour celles avec lesquelles il était le plus intéressant à notre sens de signer un contrat, je les aient eues au téléphone. J’ai tenté de négocier, elles étaient réceptives, le feeling est passé, les interlocuteurs savaient de quoi ils parlaient. Mais d’entre toutes ces conversations et de ce qui a pu en ressortir, associé au tableau comparatif, c’est la maison d’édition du Panthéon qui a su me convaincre. Nous convaincre, car mes parents sont partie intégrante de ce projet devenu réalité. Sans leur soutien moral et financier je n’aurais jamais pu réaliser mon rêve. Paps, Mams, si vous passez par là, je vous remercie du fond du coeur d’avoir fait de ma vie un rêve éveillé.

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LA PUBLICATION 

Une fois la maison d’édition trouvée, il faut faire preuve de patience. Écrire m’a prit moins de temps qu’il n’en a fallu pour être publiée. Les éditions du Panthéon m’ont fait parvenir le contrat assez rapidement. Il n’est pas très long et n’est pas rédigé dans un charabia juridique. Néanmoins, avec mes parents nous avons pris la décision de le faire relire par un avocat afin de nous assurer de la clarté des articles énoncés et des recours possibles pour nous si toutefois nous rencontrions des litiges avec l’éditeur. L’avocat, situé à Bordeaux, l’a relu, nous a envoyé son rapport et nous avons également eu un entretien téléphonique. Cela a prit une semaine environ. Sa conclusion était que le contrat peut-être signé en l’état, il n’y a pas de flou et d’ambiguïté. J’ai donc apposée ma signature et ai renvoyé les papiers aux éditions du Panthéon. Une fois accusée la réception, la prochaine étape était la correction de mon manuscrit.

Etant donnée sa longueur, cela a prit deux ou trois semaines. Un dossier très bien fait m’a été envoyé contenant toutes les corrections apportées. Il y avait des fautes d’orthographe, quelques erreurs de dates, et quelques non-sens ou passages non compris par la correctrice. Toutes les modifications ont été répertoriées, je les ai relues et n’état pas d’accord avec certaines reformuliations une seconde correction a été faite. Le procédé était le même et cette fois j’étais satisfaite. Manuscrit validé.

Il faut désormais s’occuper de la couverture et de la quatrième. Ils m’ont envoyé un résumé qui ne me plaisait qu’à moitié. Ils l’ont donc réécrit et là j’ai approuvé. Concernant l’illustration, je leur avait donné quelques instructions concernant mes envies. Ils m’ont proposés plusieurs images et j’ai été conquise par celle qui figure sur mon roman. Ils ont choisis la police de l’ensemble du livre, mais c’est moi, parmi cinq mise en page, qui ai décidé de la disposition et des couleurs de la couverture. Je m’explique.

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Il y a la peinture en grand et le reste est de couleur grise. Il y avait une version avec par exemple la peinture plus petite, le titre et mon nom à droite et la couleur bleue. J’ai trouvé celle-ci plus épurée. Maintenant que l’extérieur est fait, il faut imprimer les pages.

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Pauvres arbres… Cela dit, le contrat prévoit un premier tirage de 300 exemplaires seulement au cas où mon livre se vende mal. Economie de papier, d’encre et d’argent. Mais bon, j’espère vendre plus de 300 bouquins !

LA PROMOTION

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Pour ce faire, il faut démarcher les librairies, centres culturels… et bien sûr promouvoir l’ouvrage grâce aux réseaux sociaux et au bouche à oreilles. Snapchat, Facebook, Instagram… envoyer des messages à tout mes contacts, leur demander de partager l’info autour d’eux, les collègues de ma mère, les amis de mes grands-parents, la famille, les amis, tout le monde je vous dis ! J’ai dû en gonfler plus d’un, mais il s’agit de mon roman, de mon enfant, d’une partie de moi, de mon rêve. Je fais aussi partie de groupes Facebook de passionnées de littérature / écriture. J’ai partagé le fait que j’avais publié un roman. Cela m’a valu des encouragement comme des insultes du types  » nul, moche, pourri » et j’en passe. Heureusement, ils sont une minorité, 95% des réactions étant positives. Néanmoins, cela m’a profondément blessée. Ils ne l’ont pas lu et se permettent des méchancetés. On aime pas la couverture ni le résumé, soit, je ne prétend pas plaire à tout le monde. Mais de là à balancer des mots aussi méchant, c’est de la bêtise, de l’immaturité, de la jalousie, c’est inutile de faire gratuitement du mal à autrui.

Je me suis rendue chez des libraires, au centre culturel Leclerc, j’ai fais une affiche : Affiche-livre  que vous pouvez télécharger et imprimer pour distribuer autour de vous ou la partager sur vos réseaux sociaux. Je l’ai déposée partout : magasin bio, poste, pressing, boulangerie, docteur, prof de français de mon frère, couturière, pharmacie, mairie, coiffeuse, bibliothèque… je verrai bien qui l’affiche vraiment. Je pensais aussi à contacter mes anciens établissements scolaires pour leur dire qu’une ancienne élève publie son premier roman mais je ne sais pas trop comment formuler la chose.

 

J’ai bien sûr écris un article sur mon blog et aussi posté une vidéo sur ma chaîne Youtube. Je relance mes contacts et demande à ceux qui l’ont reçu de poster une photo. J’espère que cette chaîne fera que « Des mots pour une vie » parvienne à se faire un nom. Je prie pour apparaître en librairie, dans les rayons de la Fnac, dans des salons littéraires… car roman est en vente partout sur internet mais en magasin on ne le trouve pas. Il faut demander aux vendeurs / libraires de le commander pour vous sauf si vous préférez le commander en ligne. Les éditions du Panthéon sont censées s’occuper de la presse et des influenceurs, pour l’instant je n’ai aucune nouvelle. De mon côté, je vais contacter la presse régionale ( Sud-Ouest, Le Républicain…), la radio locale et bien sûr demander la possibilité de faire des dédicaces dans les librairies / centres culturels qui voudront bien que je dépose des exemplaires chez eux. J’en ai trois en attente, dédicaces incluses, et cela fait 1 semaine que j’ai été publiée.

J’attends toujours un retour de la promotion du livre du côté de la maison d’édition. J’avoue avoir l’impression de tout faire. J’attends encore un peu avant de les rappeler à l’ordre. J’aimerais qu’ils contactent des Booktubeurs ( vidéos littéraires sur Yutube ), blogueurs littéraires et bookgrammeurs ( comptes littéraires sur Instagram ). Des journaliste bien entendu, ainsi que des libraires, des magasins vendant des livres et se renseignent pour les salons à venir. Même s’ils sont à Paris et que je ne peux pas me rendre sur place, cela ne les empêches pas de me représenter et de faire la promo du livre. J’attends mais je m’impatiente. Je sais que les choses ne vont pas se faire en une semaine, mais il faut battre le fer tant qu’il est chaud.

L’ESPOIR

On dit que l’espoir fait vivre mais que l’attente fait mourir. Pour ma part, j’espère et j’attends tout comme rien. L’avenir me révèlera ce qu’il me réserve au fur-et-à-mesure. S’il y’a bien une chose que j’ai apprise, c’est que l’on ne sait rien. On pense qu’en prévoyant et anticipant les choses on résout les problèmes, que l’on maitrise l’avenir. Certaines choses en effet se dérouleront selon nos plans, mais d’autres ne se produiront jamais tandis que d’autres nous surprendront. Que ce soit de façon positive ou négative, elles auront lieu et nous impacteront que nous le voulions ou pas. Il faut les accepter et faire avec. Notre impuissance peut-être un fardeau comme une chance. Un poids qui nous fait nous sentir inutiles, misérables, prisonniers de notre existence. A quoi bon la vivre ? Ou alors nous ne cédons pas au fatalisme et nous nous disons que ces évènements relèvent d’une force qui dépasse notre entendement, une force inintelligible et qu’il est vain de chercher des explications. Notre vie est faite de ces évènements, ils la créent. Sans eux, rien à raconter, à expérimenter, à apprendre. Pas de vie à vivre. Les coups du sort ne sont pas des coups dans le corps mais des défis à relever. Ne pas tomber, chanceler, tenir debout, trébucher, se remettre sur pieds. Alors on se relève, comme les défis que nous avons affrontés, on essuie la terre sur nos genoux et, la tête haute, nous avançons sur le chemin de notre destinée.

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Je souhaite que mon livre se vende, que vous, chers lecteurs, l’aimiez. Je souhaite en publier pleins d’autres, que nous soyons une communauté. Je souhaite que mes livres soient traduits, qu’ils trouvent leur public, qu’ils traversent les frontières. Je souhaite être reconnue en tant qu’auteure, je souhaite gagner le Goncourt, je souhaite faire des conférences, des salons, des dédicaces, aider les nouveaux écrivains. Je souhaite vous rencontrer, vous parler, apprendre de vos critiques, vous expliquer, me dévoiler, me comprendre. Je souhaite vivre de l’écriture, être une auteure, une vraie. Je souhaite que l’on se souvienne de moi, ah la prospérité ! Je souhaite vivre mes rêves, je souhaite gagner de l’argent, je souhaite voir mes livres partout dans les librairies, qu’ils soient demandés, je souhaite être aimée. Je souhaite beaucoup trop de choses. Combien parmi elles se réaliseront ? Aucune, toutes. Je ne sais rien, et tant mieux. Si je savais ce qui m’attendait, quel interêt ? Nous vivons cette aventure ensemble car sans lecteurs ma passion n’aurait pas de sens, et sans écrivains et bien il n’y aurait rien à lire. J’ai besoin de vous, de votre reconnaissance et de votre soutien. En tout cas, vous avez toute ma gratitude et tout mon amour. Littéralement votre et pour toujours.

Les Editions du Panthéon : http://bit.ly/2AAPiX0
Cultura : http://bit.ly/2CQs6di
La Fnac : http://bit.ly/2Eh4WsU
Amazon : http://amzn.to/2CPoTL6
Librairie Flammarion : http://bit.ly/2ACEjwc
Librairies Dialogues : http://bit.ly/2qBhvgE
Lire aux éclats : http://bit.ly/2F7B57y
En version ebook sur Bookeen strore : http://bit.ly/2CC7yky
et sur Nolim store : http://bit.ly/2CPMVFE

N’hésitez à m’envoyer des messages privés ou à m’écrire à l’adresse mail : marionraynal@icloud.com. Je serais ravie de communiquer avec vous mes chers lecteurs.

Bisous, Ada. 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Je suis tellement impressionnée par tout le travail que tu fais! J’ai commencé la lecture de ton livre la semaine dernière et je ne suis pas déçue!!!! Je te souhaite tout le succès que tu mérites et merci d’avoir partager ton expérience avec nous. Bisou XXX Jessika

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