Je succombe à Amélie Nothomb

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Bonjour guys ! Le nom d’Amélie Nothomb vous est sans doute connu. C’est une auteure Belge ayant publié une vingtaine de romans. Son physique atypique, teint diaphane, yeux perçant, tenues décalées ( notamment un grand chapeau ) ne la laissent pas passer inaperçue. Pourtant, ce n’est pas son aspect extérieur qu’elle met en avant. C’est derrière ses personnages qu’elle s’exprime, qu’elle se dévoile, car une grande partie de ses ouvrages sont autobiographiques. Cela dit, les fictions sont sans doute inspirées de son vécu, et même les autobiographies ont leur part de fiction. Je me rends très régulièrement à la bibliothèque municipale, et depuis quelques temps je voyais les livre d’Amélie Nothomb. J’étais tentée de les emprunter mais pour je ne sais quelle raison je pensais qu’il s’agissait d’un type de littérature particulier. Heureusement, je me suis décidée à en prendre quatre dont je vais vous parler. Deux sont des romans et deux des autobiographies. Ces livres ont en commun d’être courts et faciles à lire, bien que l’écrivain s’amuse avec les mots en en utilisant parfois des complexes. C’est ce qui me fait aimer Amélie Nothomb, ce peu de prise au sérieux, cette dérision vraie et sincère des situations, de l’Homme et de la vie en général.

J’ai découvert en lisant « Biographie de la faim » qu’elle a souffert d’anorexie. Je me suis sentie proche de l’auteure, souffrant moi même de troubles du comportement alimentaire. Mais ce n’est pas du tout un article sur le sujet, j’en ai déjà écrit un que voici : https://adaraynalvulpiani.wordpress.com/2017/03/14/lanorexie-cest-fini-mon-programme-de-remise-en-formes-partie-1/. Dans cette vidéo, j’ai trouvé son témoignage fort touchant  : http://bit.ly/2r9UQrg. Revenons à la littérature. Pour chaque livre je vous mettrai le résumé ainsi qu’une petite critique personnelle en espérant que cela attise votre curiosité.

-« Le Robert des noms propres » :

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« « Pour un écrivain, il n’est pas de plus grande tentation que d’écrire la biographie de son assassin. Robert des noms propres : un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu’aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C’est la vie de celle qui me donne la mort. »Le destin exceptionnel d’une petite fille prénommée Plectrude née sous les auspices les plus dramatiques et au parcours semé d’obstacles. Enfant atypique et solitaire, surdouée et incomprise, Plectrude traverse les épreuves avec la grâce d’une princesse de conte de fées et l’obstination, la certitude et la douleur d’une adolescente d’aujourd’hui. »

Il s’agit du premier livre d’Amélie Nothomb que j’ai lu. Il est sorti le 21 août 2002 et fait seulement 180 pages. En deux soirs je l’ai bouclé. Le prénom de l’héroïne a fait buter mes yeux et mon cerveau, mais ils s’en sont rapidement remis. L’histoire commence de façon dramatique, l’enfant est née d’une mère qui tuera son père avant de se suicider. Elle sera recueillie par sa tante qui verra en elle la perfection incarnée. Elle grandira dans sa bulle en pensant qu’elle est exceptionnelle, mais une fois confrontée au monde réel elle se retrouvera seule face à ses désillusions. Ce qui est surtout fascinant est le rôle de la tante, alias la mère adoptive. Dans Plectrude elle verra celle qu’elle n’a pas pu être, une ballerine magnifique. Mais la pauvre jeune fille est devenue anorexique, comme beaucoup de danseuses étoiles, ce qui aura des incidences irrémédiables sur ses os. Devenue trop fragile, la moindre chute peut la briser, elle doit arrêter la danse. Au lieu de la soutenir, la mère va la traiter de faible. Afin d’aller mieux, Plectrude va se remettre à manger, sa mère la traitera de grosse. C’est infect et révoltant, et parfois j’apprécie ce genre de lecture hors de sentiers battus. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site d’Albin Michel qui est la maison d’édition d’Amélie Nothomb : http://bit.ly/2rJeWpn

-« La biographie de la faim » :

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« « La faim, c’est moi. » Cette « Biographie de la faim », de ce désir jamais rassasié, de cette quête qui n’a jamais de fin, Amélie Nothomb la décline sous toutes ses formes, du ravissement à l’horreur, avec brio, douleur, amour, humour et lucidité, pour dire ce terrible paradoxe d’exister. Il s’en dégage une puissance de vision, une perception fatale où l’absolu et sa dérision se côtoient. C’est une mise à nu éblouissante où l’auteur est le sujet de son oeuvre et qui prouve ô combien qu’Amélie Nothomb est un de nos grands auteurs contemporains. »

« La faim, c’est moi. » Quatre mots sur la quatrième de couverture pour laisser le choix au lecteur de prendre ou de reposer ce livre. Je l’ai pris. Sans doute à cause du mot « faim« . Que je le veuille ou non, l’anorexie revient toujours. Ce livre est une autobiographie de 252 parue le 24 août 2004. Amélie nous relate son enfance et son adolescence. Nous la suivons du Japon au Bangladesh puis à New-York. J’ai apprécié le style détaché de l’auteure. Elle se raconte avec autodérision ce qui est rafraichissant. Elle parle d’elle comme une enfant surdouée, avant-gardiste, idolâtrée par ses amies, mais sans pour autant se prendre au sérieux. Ce que j’ai surtout apprécié sont les voyages que nous faisons avec elle. Le Japon est son pays d’adoption, cela se sent, elle ne s’en cache pas. Le pays est dépeint avec splendeur, on pourrait presque sentir ses odeurs. L’écrivain nous parle de sa faim de connaissance, de cet estomac jamais rassasié, ou plutôt de ce cerveau affamé. Apprendre, connaitre, savoir… je me suis parfois reconnue dans cette curiosité insatiable. C’est sur le plan littéraire et culturel que ce livre m’a plu, plus que sur le plan romanesque. Le lien vers Albin Michel : http://bit.ly/2rLMnqz

-« La métaphysique des tubes » :

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« Jusqu’à deux ans et demi, Amélie se décrit comme un tube digestif, inerte et végétatif. Puis vient l’événement fondateur qui la fait chuter dans l’univers enfantin. Durant six mois s’ensuit la découverte du langage, des parents, des frères et soeurs, des nourrices japonaises, du jardin paradisiaque, des passions (le Japon et l’eau), des dégoûts (les carpes), des saisons, du temps. Tout ce qui, à partir de trois ans, constitue la personne humaine à jamais. Car à cet âge-là, tout est joué, le bonheur comme la tragédie… Tel est le message que nous envoie ce bébé à l’oeil noir observant fixement le monde avec acuité. Une acuité doublée d’un sens de l’ironie à la fois amusée et désespérée qui fait la singularité d’Amélie Nothomb. »

J’aurais dû lire celui-ci avant « Biographie de la faim » car il s’agit de la partie autobiographique partant de la naissance d’Amélie à sa petite enfance, moment où commence le livre précédent. Ne le sachant pas, j’ai commencé par le premier livre qui m’est tombé sous la main. Ce n’est pas bien grave, on comprend quand même l’histoire, les livres peuvent se lire indépendamment des autres. Nous assistons à la naissance de l’auteure qui au début de prend pour Dieu, rien que ça. C’est assez drôle la façon dont elle parle de cette divinité immobile devant Amélie à l’âge de deux ans et demi lorsqu’elle se met enfin à bouger. Elle écrit alors à la première personne et se raconte comme sachant parler et lire à tout juste trois ans. Elle n’a jamais été Dieu et n’a sans doute pas fait ou dit la moitié des choses qu’elle écrit, mais c’est justement ce second degré qui est agréable. Le roman ne fait que 180 pages, je l’ai rapidement lu, et il est sorti il y a 17 ans déjà. C’est un court ouvrage rafraichissant et loufoque qui fait du bien. Jamais deux sans trois, le site d’Albin Michel : http://bit.ly/2q3EP62

-« Le fait du prince » : 

DU PRINCE

« Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate. »

Rien que le résumé m’a fait rire, j’ai donc emprunté le livre. Et puis voir écrit champagne m’a convaincue. C’est l’ouvrage que j’ai préféré parmi les quatre. Il se lit facilement et rapidement, 180 pages également. Ce roman a été publié le 20 août 2008. Il s’agit de pure fiction, enfin je crois, j’espère étant donnée l’histoire. Le héro et narrateur est homme dont un inconnu mourra chez lui. Il s’empare alors de l’identité du cadavre et commence une nouvelle vie. Usurpation d’identité, mensonge, mystère et même amour nous embarqueront dans une villa de Versailles où les masques finiront par tomber. J’ai été vraiment surprise à plusieurs reprises, l’intrigue étant si bien ficelée. La fin était inattendue, les phrases très bien tournées, et la morale fort pertinente bien que je pense que chaque lecteur se fait sa propre opinion des livres qu’il lit. En ce qui me concerne, les faux-semblants et le mensonge sont des notions négatives, et je préfère penser que choisir de prendre un nouveau départ, de recommencer une nouvelle vie, de s’évader, de  s’aventurer hors des sentiers battus et d’enfin se laisser exister librement sont de plus belles choses à retenir. Et pour la dernière fois je vous donne rendez-vous sur le site d’Albin Michel : http://bit.ly/2r9Zbux

Avez-vous déjà lu des ouvrages d’Amélie Nothomb ? Si oui, lesquels ? N’hésitez pas à donner votre avis et à conseillers de livres, je suis toujours preneuse. La littérature est ma passion, je vous souhaite de trouver la votre. Une vie vécue passionnément n’a pas de prix. A très vite dans un prochain article. Oh, et son tout dernier livre vient de sortir, il s’intitule « Frappe toi le coeur ». J’ai hâte de le lire !

Bisous, Ada. 

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